Dentisterie Equine

Durée de formation : 2 ans de formation réparti sur 10 modules par an de 4 jours, incluant le mémoire

A la fin de la formation, les étudiants ayant validé leurs examens de fin d’année, obtiendront un certificat de formation provisoire d’une validité de 1 an renouvelable, en attente d’une décision du RNCP. Cette attestation permettra aux futurs professionnels de démarrer leur activité en toute légalité, le RNCP n’ayant à ce jour, toujours pas de reconnaissance officielle de diplôme : http://www.rncp.cncp.gouv.fr/grand-public/resultat

Tarif : 6500 € par an soit 13 000 € (+ frais de dossier)

L’EIVE disposant d’un numéro de prestataire de formateur, attribué par la DIRECCTE le 09 Août 2017, nous acceptons toute aide de financement à laquelle le futur étudiant est éligible (OPCA, Agefip, Datadock etc.).

Depuis que l’homme a domestiqué le cheval, il s’est rapidement intéressé à sa dentition.

Les premières traces de soins dentaires remontent à 1360 avant J.C. Puis vers 600 avant J.C. en Chine, d’abord dans un but commercial (limer les dents d’une certaine manière contribuait à « mentir » sur l’âge du cheval, pouvant ainsi le vendre plus cher), puis remarquant que le cheval assimilait mieux sa nourriture, le soin dentaire est né tel qu’on le connaît aujourd’hui.
Le matériel a également évolué, la technologie s’allie à la connaissance pour de meilleurs résultats et un meilleur confort pour le cheval et le soignant.

En 1938, l’armée allemande prouva que les soins dentaires amélioraient les conditions de vie des 30 000 chevaux qui ont participé à cette étude : amélioration de l’absorption du bol alimentaire donc moins de perte en foin et de grains et réduction des dépenses. L’étude fut abandonnée à cause de la seconde guerre mondiale qui mobilisa des troupes.

Par ailleurs, le cheval étant un animal hypsodonte (sa dentition pousse toute au long de sa vie et la croissance est rythmée par l’âge de l’animal), cette étude démontre encore aujourd’hui, l’utilité de soigner les dents de son équidé. Il doit également être pris en compte qu’à partir du moment où un animal devient domestique, son « maître » se doit de lui apporter des soins qu’il n’a pas dans la nature. Ce qui augmente considérablement la durée de vie de l’animal (moyenne de 15 ans dans la nature, 25 a 30 ans chez l’homme).

Le TDE intervient sur les équidés (chevaux, poneys ânes, parfois zèbres) mais peut également intervenir sur d’autres animaux hypsodontes en « dépannage » (ovin, caprins, camélidés, bovins, rongeurs). L’objectif est de pouvoir orienter les propriétaires vers un vétérinaire ou simplement pour les rassurer.

Le TDE intervient : dans le cas d’un entretien : en moyenne une fois par an (plus fréquent chez les jeunes, moins pour les âgés) dans le cas d’une pathologie : le cheval montrant des signes de gêne, d’amaigrissement, d’halitose, de nourriture gâchée, de coliques chroniques, de soucis à la monte ou lié au matériel etc. en cas d’urgence, lorsqu’un vétérinaire nous réfère ou a besoin d’aide pour intervenir (suite à chute, coup, âge avancé etc). son rôle est également de conseiller le propriétaire sur l’alimentation, le matériel d’équitation utilisé, mais aussi de savoir déléguer aux autres soignants.

Le TDE ne dois jamais oublier que, comme dans tous les métiers de la santé, chaque être est unique et son travail est de s’adapter à l’animal en fonction de son âge, sa morphologie, les facteurs environnementaux, le mode de vie, l’activité et les antécédents.

Le matériel utilisé doit être de bonne qualité, confortable pour l’animal et adapté à sa morphologie. Le soin dentaire n’est pas douloureux en lui-même. Une bonne approche et un matériel à la pointe évite bien souvent la mobilisation d’un vétérinaire pour administrer un anesthésiant.

Le matériel doit être propre et désinfecté. La nociception est importante dans les métiers de la santé, afin d’éviter les contagions.

Le TDE ne travaille jamais seul. Le propriétaire de l’équidé, les autres soignants (vétérinaires, ostéopathes, maréchaux-ferrant etc) et l’équidé lui-même, contribuent tous au bien être et à l’équilibre de l’animal. Il est donc de son devoir de communiquer et de s’informer : évolution du matériel, de la législation, des techniques de soin, de contention, s’informer des éventuelles épidémies (comme la gourme qui est fréquente) etc.

Enfin, le rôle du TDE est également administratif, puisque à son compte pour la plupart.

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