Prestations en dentisterie Equine

Le métier de « dentiste équin » est très ancien. Les première traces connues remonteraient à 600 ans avant J.C en Chine. Le but était de niveler les dents pour rendre le cheval plus jeune et ainsi tromper le futur acheteur et augmenter le prix de vente de l’équidé.

Au fur et a mesure du temps, l’Homme s’est rendu compte des bienfaits que prodiguaient les soins dentaires à leurs chevaux. C’est ainsi que le métier de technicien dentaire équin, dentiste équin ou praticien dentaire équin, peu importe le nom qu’on donne à cette profession, est devenu un métier à part entière au même titre qu’un maréchal ferrant, un ostéopathe équin, un éthologue (ou chuchoteur), etc.

 

 

Le premier rôle du TDE est d’être capable d’identifier un problème, une pathologie bucco-dentaire et de faire de son mieux pour supprimer la cause.

Lorsque la pathologie dépasse ses compétences, il est dans l’obligation d’en avertir le propriétaire qui devra alors référer à un vétérinaire.

Il doit également être capable d’expliquer de façon compréhensive au propriétaire, ce dont « souffre » son équidé, lui apporter ses conseils et son expérience et ne pas hésiter à montrer de quelle façon il va procéder pour les soins.

Il est strictement interdit au TDE de tranquilliser un équidé. Ceci est exclusivement réservé à un usage vétérinaire ou éventuellement au propriétaire sous condition de signer une décharge et en avoir averti son vétérinaire traitant.

Il est également interdit de faire une prescription. Les conseils qu’il peut donner sont un « bonus » et non une obligation.

Le TDE est capable d’assister un vétérinaire pour l’avulsion d’une dent de loup (ou dent de cochon), mais comme c’est un acte qui nécessite une anesthésie locale, il ne peut le faire seul.

Son matériel doit toujours être propre et désinfecté. (aussi bien le matériel électrique que manuel. Un bon dentiste sait utiliser les deux et adaptera le matériel nécessaire au soin).

Il doit également prendre des renseignements sur le cheval pour pouvoir faire un suivi, et vérifier si la vaccination est à jour (le cheval peut par exemple, transmettre le tétanos à l’homme).

Cela va de soi, le TDE ne s’occupe que de la sphère buccale d’un équidé.

Il est également de son devoir de se tenir informé de l’évolution de son métier ou des nouvelles technologies en matière de matériel.

Enfin, le TDE doit être à l’écoute des propriétaires et travailler dans le respect de l’animal.

Depuis que j’ai commencé dans le métier, on m’a souvent demandé « pourquoi doit-on faire appel à un dentiste équin, puisque dans la nature, personne ne se charge de ces petits problèmes ».

Ma première réponse est : « pourquoi ferre-t-on les chevaux»?

Et bien, tout simplement pour des raisons similaires. Parce qu’en tant qu’animal domestiqué, nous leur demandons de faire des choses qu’ils ne font pas à l’état sauvage.

On les ferre (ou on les pare) parce qu’ils marchent sur des routes, des chemins caillouteux ; on leur demande d’être des athlètes, sportifs etc.

En général, on appelle le TDE de la naissance à 5-6 ans, 2 fois par an pour surveiller la pousse et la chute des dents de lait.

Il est également conseillé de faire une visite avant le débourrage, pour vérifier la présence de dent(s) de loup ou de dent(s) de cochon qui gêneraient le cheval à l’appui sur le mors et qui pourrait être douloureuse, particulièrement par phénomène de résonance.

Ensuite, une fois par an pour entretenir la table dentaire en supprimant les surdents (sans faire d’arrondis, on respecte la nature!), veillant sur le bon état de la bouche, faisant parfois de petites corrections pour améliorer son quotidien.

Quand le cheval devient vieux, on passe moins souvent, car les dents ne poussent presque plus. Et si le travail a été bien fait, jusque là, une simple vérification suffit.

 

On appelle aussi le TDE lorsque le cheval :

  • présente des signes d’amaigrissement ou gâche de la nourriture,
  • sent mauvais de la bouche (halitose),
  • lorsque le cheval se défend à la monte soit en s’appuyant sur son mors, en embarquant, ou en fuyant l’appui,
  • quand il semble être déséquilibré sur son dos ou à pied,
  • s’il fait des coliques à répétition,
  • si son nez ne coule que d’un seul côté,
  • s’il salive beaucoup,
  • enfin, s’il n’est pas en forme.

 

Dans tous les cas, le TDE doit être capable de vous renseigner sur les démarches à suivre, les soins qu’il fera pour améliorer la qualité de vie de votre équidé, et dans le cas où cela dépasse ses compétences, il est de son devoir de vous orienter vers un professionnel plus qualifié. Il peut également vous proposer des conseils, mais en aucun cas vous faire de prescription.

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